Sous les eaux du lac | Padamnezi

Sous les eaux du lac

Spectacle documentaire et poétique sur les villages engloutis

Au départ, il y a La Maison en petits cubes de Kenya Hirata et Kunio Katô, magnifique histoire d’un vieux monsieur qui, confronté à la montée du niveau de l’eau, reconstruit éternellement sa nouvelle maison sur la précédente. Lors d’une plongée à la recherche de ses outils, il traverse ses anciennes maisons, retraçant ainsi le fil du temps et de ses souvenirs…

Ce récit nous a rappelé le nombre incroyable de villages engloutis dans la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur – sans parler de tous les autres, en France et ailleurs, tant il semble que le phénomène est fréquent. Nous aurions aimé nous inspirer de La Maison en petits cubes pour évoquer la mémoire des Salles-sur-Verdon, Castillon, Ubaye ou encore Savines, sauf que… ces villages, avant d’être recouverts par les eaux, étaient détruits, ne laissant à d’hypothétiques plongeurs que la vue d’un champ de ruines immergées.

Aujourd’hui, que reste-t-il de ces habitations, de ces monuments disparus, de ces vies de villages abandonnées ? Des témoignages, des romans, des légendes même, qui relèveraient uniquement du patrimoine immatériel ? Comment, dans un spectacle destiné à un large public, mêler et démêler tout cela ?

Au printemps 2015, nous avons commencé à rencontrer des personnes qui ont vécu au moment de la construction des grands barrages hydroélectriques d’EDF. Nous avons également mis le nez dans des documents d’archives, certains édifiants, d’autres bouleversants. Puis nous avons mesuré à quel point les traumatismes étaient encore là, à quel point les évènements avaient façonné à la fois le paysage actuel de la région mais aussi le « vivre ensemble » de nombreux endroits.

C’est ainsi que, petit à petit, Sous les eaux du lac a vu le jour. Projet pluridisciplinaire, porteur de paroles, le spectacle raconte l’infatigable marche du monde, la détresse des uns et la joie des autres. Loin d’être ancré dans le passé, il interroge de manière universelle notre rapport à la nature et au progrès ; le tout laissant la part belle à l’image poétique et à une scénographie qui se joue de l’infiniment grand face à l’infiniment petit.

Ce spectacle bénéficie du soutien de la médiathèque départementale des Alpes-de-Haute-Provence et du Centre culturel René Char à Digne, partenaires du projet dès la première heure. Il est également soutenu par la région PACA et le département des Alpes-de-Haute-Provence et peut compter sur l’aide de nombreuses structures : l’association Cultures, loisirs et patrimoine (04) ; l’association Petra Castellana et la mairie de Castellane (04) ; le Plancher des Chèvres à Aups (83) ; le Parc naturel régional du Verdon ; les services des Archives départementales…

Le projet a en outre fait l’objet d’étapes de travail sous formes de lectures théâtralisées qui ont pu voir le jour grâce aux Archives départementales du Var (23 juin 2016 à Draguignan) et à la Communauté de communes Asse-Bléone-Verdon (9 juillet 2016 – Festival Inventerre à Moustiers). Une résidence de travail a aussi pu avoir lieu en janvier 2018 grâce à l’Entre-Pont à Nice.

Un merci tout particulier pour leur précieuse contribution à Lucette Poncin, au Centre de l’oralité alpine (05) et à la médiathèque départementale des Hautes-Alpes.

Création 2017/2018
Durée : 1h10
Tous publics, dès 12 ans
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Un spectacle écrit par Yvain Corradi

Mise en scène par Pierre Blain

Musique par Céline Ottria

Scénographie d’Oriane Bajard

Avec Pierre Blain, Céline Ottria & Marie Rodrigue

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