Répétition générale !
Un spectacle tout public pour mieux comprendre l’Histoire… et les mauvais usages qui en sont faits !
Une cérémonie de commémoration débute mais s’enlise immédiatement… Le porte-drapeau n’arrive plus à porter le drapeau, des téléphones sonnent pendant la minute de silence, personne n’a jamais chanté aussi mal La Marseillaise… jusqu’où la catastrophe se poursuivra-t-elle ?!
En parallèle, dans une salle de classe, une enseignante explique à ses élèves d’où viennent toutes ces histoires de commémorations en France : ce sont tout d’abord les révolutionnaires qui ont voulu fêter chaque année la prise de la Bastille, dès 1790. Avec la Première Guerre mondiale, et plus encore après la Seconde, la mémoire se complexifie, se fragmente. Désormais, on ne célèbre plus, on commémore. Mais pourquoi tel personnage plutôt qu’un autre ? Ou tel évènement ? Quel est le sens de ces rituels républicains ?
Deux comédiens endossent une multitude de rôles et naviguent entre les époques, entre les polémiques, pour démêler la part du politique et celle de l’intime dans le processus mémoriel.
Car si la signification première de « commémorer », c’est « se souvenir ensemble », qui dicte les choix ? Et leur instrumentalisation n’est-elle pas un frein au « vivre-ensemble » ?
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Chaque année, la liste des commémorations en France fait figure d’un véritable « inventaire à la Prévert » : outre les grandes cérémonies nationales (une quinzaine), des dizaines de noms et d’épisodes de notre histoire refont surface … Ce trop-plein dilue-t-il le sens que nous leur donnons ? À qui, dès lors, la légitimité du choix ?
La « polémique Maurras » marque à cet égard un tournant majeur : en 2018, la ministre de la culture Françoise Nyssen retire du Livre des commémorations nationales la référence à l’écrivain antisémite, désavouant ainsi le recueil annuel du Haut comité des commémorations nationales. Dix des douze membres de ce dernier démissionnent, les tribunes s’enchainent dans la presse, les historiens se divisent et le débat fait rage jusque dans les réseaux sociaux, révélant plus que jamais la part de la sensibilité individuelle dans l’acceptation de la mémoire.
Ce glissement du politique à l’intime est la question sous-jacente du spectacle. Pour le refléter et tenter de l’expliquer, nous mettons en regard :
– les faits historiques : depuis la Révolution française, comment se sont construits les choix de commémorations ?
– la manière dont des personnalités et des évènements commémorés ont été traités, voire manipulés.
La dernière partie du spectacle constitue un petit challenge pour les comédiens : ils se mettent au défi d’illustrer chacune des commémorations 2027 proposées par France Mémoire. Ce service de l’Institut de France, qui a en quelque sorte remplacé le Haut comité qui était sous la tutelle du Ministère de la Culture, se veut soumettre en toute indépendance une liste « incitative » de commémorations nationales.
En évoquant brièvement, sous la forme de saynètes, les propositions de France Mémoire, les comédiens « testent » leur succès auprès du public. Cette séquence jubilatoire, qui bien sûr ne se prend pas au sérieux (et dévie parfois vers les propres envies de célébrations des comédiens !) aboutit à un sondage complètement tiré par les cheveux, censé dévoiler les « vraies envies de commémorations de nos concitoyens » !
Avec le soutien des Archives départementales des Bouches-du-Rhône.
Avec le concours du Repère Jeunesse à Aix-en-Provence et d’Arsud, outil des Arts et du Spectacle de la Région Sud : arsud-regionsud.com.
Photos à venir pendant nos résidences de l’automne 2026 !

Prochaines représentations
23 et 24 novembre 2026 aux AD13 à Marseille dans le cadre du cycle « La Mémoire révélée »
(précisions à venir)
Merci de nous contacter pour toute information ou réservation
Auteur et metteur en scène : Yvain Corradi
Interprétation : Julien Leonelli & Marie Rodrigue
Scénographie : Yvain Corradi & Lara Gueret
Costumes : Lara Gueret
Régie lumières & son : Leïla Hamidaoui



